Les foules en délire à Dakar

Hello les zamis. Ne manquez pas cette semaine le forum du crowdfunding en Afrique, co organisé par Jokolabs et FPAM.

Le crowdfunding c’est une belle manière de soutenir en direct des projets auxquels on croit, un outil de rapprochement de l’entrepreneur et du citoyen, de l’usager.

J’y participerai en tant qu’animateur d’une table ronde sur le beau sujet du crowdfunding et des énergies renouvelables. Avec l’ami Thomas Samuel, de SUNNA, Michel Kalusynski de Wiseed, Secou Sarr d’ENDA, Alex Coster de Baobab Plus, André Coly de Innovent.

A suivre et à faire suivre sur https://mailchi.mp/0888920b8a9d/forum-du-crowdfunding-en-afrique-15-novembre-1487309?e=1bc1b962ca

 

 

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Teasing

Nous évoquions récemment avec une jeune chercheuse formidable les différences d’approche, de rythme et de langage entre les entrepreneurs et les chercheurs.

Il faut de tout pour faire un monde, et il n’est pas impossible de penser que la soif d’action, de vitesse, de raccourcis indispensables pour créer de la percussion dans un monde en mouvement gagne à l’échange avec un positionnement plus rigoureux, méthodique, en recul, qui a besoin d’un temps long pour analyser, comprendre, écouter.

Les méthodes ne sont pas si éloignées, et les fondamentaux très proches. Il s’agit dans tous les cas de comprendre un « terrain » (ou un marché) pour contribuer à le changer en y apportant des éléments nouveaux (un produit, un service, des connaissances…).

Le rythme par contre diffère. Le délicieux frisson entrepreneurial consiste de mon point de vue à se dire qu’il est impossible (ou trop long, ce qui revient au même quand il faut générer tous les mois un revenu) de comprendre le monde sans le « tester », sans lui apporter avant qu’il ait rien demandé, ce qu’on pense lui être utile.

La remarquable attitude de la recherche consiste, telle que je la comprends, à au contraire prendre le temps, avec précaution et empathie, d’interroger, observer, écouter, avant d’agir.

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Jendouba

Eh bien ça y est, me voilà de nouveau à Orly Sud, en route pour la Tunisie cette fois. Et pour une bien belle mission, l’appui à la création d’une plate forme d’initiative locale lancée par les forces vives de Jendouba, dans l’ouest tunisien.

Vu du prisme très particulier de Initiative France, il y a en Tunisie une belle ébullition qui voit fleurir des initiatives de ce type sur 5 ou 6 territoires. Et qui rappelle la dynamique de ce réseau en France il y a une trentaine d’années. C’est dans cette « famille » que j’ai vécu mes premières expériences professionnelles et il m’a fallu 10 ans d’expatriation pour me rendre compte que c’était là que j’avais acquis mes valeurs et mes compétences. Le sentiment qu’il était possible de combiner une dynamique territoriale, regroupant élus, entrepreneurs, expert… autour d’un fonds de prêt d’honneur et d’un soutien bienveillant aux jeunes entreprises ; et un réseau structuré de 230 plate formes, partageant pour aller vite une charte et des procédures (et des grandes gueules il faut bien le reconnaître !).

C’est donc avec grand plaisir mais étrangement avec aussi un certain regret de quitter pour quelques jours notre nouvelle terre d’accueil mayennaise, que je m’envole !

CRESS qu’il faut pas faire pour se ressourcer

Les commerçants ont les CCI, les artisans les chambres de métier, eh bien les associations, coopératives et autres entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire ont eux aussi leur chambre, assez pertinemment nommée Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire et acronymisé du doux sigle CRESS.

La CRESS des Pays de la Loire organisait cette semaine une rencontre sur le thème de l’économie circulaire. Globalement très intéressant, et pour une fois un lieu de rencontre, la Ressourcerie des Biscottes (à découvrir sur http://ressourceriedesbiscottes.fr), qui faisait plus de sens que les sempiternelles salles froides d’hotels.

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Les plate formes, pour lutter contre les formes plates… !

Vous ne comprenez pas ce titre. Rassurez vous, moi non plus, mais je trouve que c’est poétique et joli.

Un petit hommage à Walter et son équipe d’Open Lande (https://openlande.co), une fabrique de projets évolutionnaires très sympathiques et ambitieuse, qui est en train de construire un lieu et une communauté pas banale au large de Nantes. Leur comité de sélection hier favorisait avec talent l’histoire et l’intuition. Le conte et les résultats plutôt que le compte de résultat, le bit plutôt que l’EBIT.

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Grosse légume

C’est bien connu, dans les circuits courts, dans l’alternatif, dans l’implication citoyenne, le grand problème c’est l’échelle (c’est pour ça d’ailleurs qu’on parle de courte échelle).

C’est très impactant, souvent très motivant et finalement assez simple de mobiliser quelques épargnants sur un territoire pour former un club d’épargne local, de se regrouper autour d’un village pour acheter à une dizaine de producteurs bio… c’est plus compliqué quand on veut passer à l’échelle et dupliquer le modèle au niveau national ou continental.

Plusieurs approches sont possibles. Essaimer de petites expériences locales qui fonctionnent, les coordonner au niveau d’une tête de réseau qui devient parfois (souvent ?) pléthorique et qui a pour mission de coordonner en souplesse des initiatives locales réunies par un cahier des charges, une charte. C’est ce que tente mon réseau chouchou Initiative France dans la finance de proximité ; ce qu’essaye aussi Invitation à la Ferme.

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L’assoc mayennaise

Bon, c’est sur ce titre est très facile et j’aurais pu m’en passer. Mais je voulais prouver que, que ce soit en Inde, au Liban ou en France, quelque chose demeure : mon gout pour les mauvais jeux de mots.

On a eu plusieurs messages et appels qui nous laissent à penser que plusieurs d’entre vous sont un peu paumés sur nos mutations en cours ! Alors, pour résumer, après 10 ans passés à l’étranger, Tamara, mon épouse, a réussi avec succès un concours de proviseur, qui nous amène cette rentrée à une nouvelle forme d’expatriation… en Mayenne. Depuis quelques jours, nous sommes établis à Chateau Gontier, une très charmante petite ville entre Angers et Laval.

On ne savait pas très bien sur quoi on allait tomber, mais nos premières impressions sont plutôt réjouissantes.

Petit résumé de mes premières impressions suite à quelques rencontres et visites dans le vaste champs du circuit court, de la permaculture et de la production bio en Mayenne :

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