Invitation à la ferme

Très belle rencontre cette semaine avec Jean Michel Peard, gérant de la ferme Peard et fondateur du réseau Invitation à la Ferme.

Jean Michel a la grande chance d’avoir grandi dans une ferme laitière, avant de s’impliquer dans l’industrie agro alimentaire dans tout ce qu’elle a de plus massif et efficace. Il a ensuite eu le talent de choisir de reprendre une ferme en Loire Atlantique, à Saint Omer de Blains et de chercher à combiner le meilleur des deux mondes.

D’un côté, des petites fermes laitières, où les vaches se comptent en dizaine plutôt qu’en centaine, respectant un cahier des charges exigeant, en particulier une alimentation à base d’herbe, des vaches au pré et une traite à la main. Le réseau impose une transformation systématiquement à la ferme, sans lait homogéneisé, avec des ingrédients choisis par le réseau.

Lire la suite « Invitation à la ferme »

Publicités

Chilowe

Une initiative que je viens de découvrir, très proche de nos ambitions du moment : vivre la micro aventure à quelques kilomètres de là où on habite, sans avoir besoin de parcourir des milliers de kilomètres ! https://www.facebook.com/chilowe.explorers/

Ils sont en train de lever des fonds sur kisskissbankbank pour leur guide parisien. A découvrir !

Keefak Ithaque ?

Tel Ulysse s’en retournant dans son ile natale, je poursuis ma quête improbable du permabusiness, attentif aux chants des sirènes permaculturelles et poussé dans le dos par l’énergie venteuse du business canvas, sur une mer d’huile pendant encore 2 mois, avant de retrouver le plaisir d’affronter les combats glorieux et les positionnements subtils, les doutes magnifiques et les convictions profondes !

Bref, une intro bien ampoulée pour signaler que mon bref séjour à Nantes ces 2 dernières semaines a été l’occasion de me rendre compte que non, je n’étais pas seul, et que nombreux étaient les valeureux à fouiner et expérimenter pour que oui, les entrepreneurs soient au rendez vous posé par le climat et le pétrole !

Lire la suite « Keefak Ithaque ? »

Micro ferme, macro modèle

Je fais du bien à la terre, j’ai 3 mois de vacances, je génère 150 000$ de chiffre d’affaires et 45% de marge nette et j’ai l’accent canadien. Qui suis-je ? Un prof de l’Université de Montreal ? Non. Un consultant en permaculture qui profiterait de l’engouement du moment pour enrichir son stock de grelinette ? Non plus. Cyril Rollinde ? Ah non, malheureusement, j’ai dépassé la date limite pour devenir fermier. Je dois me contenter de quelques cultures sur balcon et d’une valorisation des fermes sur des marchés urbains !

Non, je suis Jean Martin Fortier, un fermier maraicher. Mais pas n’importe quel fermier. Un fermier qui sur 8 000m2 organisés en 35 planches permantes reprend des méthodes du temps jadis et développe de l’outillage low tech pour produire de manière « bio intensive » (c’est lui qui le dit) autant de légumes sur sa ferme que sur une ferme conventionnelle de 5ha. Cela lui permet de vendre 140 paniers à l’hectare là où une ferme traditionnelle en produit 80.

Du coup, avec ce rendement quintuplé, il prend 3 mois de vacances, embauche 4 personnes, travaille 9 heures par jour et arrive à prendre le temps de faire le tour du monde pour former mes compères !

Lire la suite « Micro ferme, macro modèle »

Permabusiness, episode 2

Ce post est le 2e volet d’un tryptique sur le permabusiness, ou l’effort que j’essaye de faire pour concilier ma passion de la start up, de l’accélération, de la « geste entrepreneuriale » d’un côté et de ma prise de conscience, plus récente, de l’urgence et de l’enjeu à intégrer les principes et les dynamiques permaculturelles d’une autre. Je sens bien confusément que l’un et l’autre ont vocation, sinon à s’allier du moins à dialoguer mais c’est plus facile à dire qu’à écrire clairement !

 

Je vais traiter aujourd’hui de la question de l’identité professionnelle, un thème au centre du Certificat de Conception en Permaculture animé par Gildas et Claire en septembre dernier et sujet d’un bouquin que l’ami Benoit m’a fait lire récemment.

Au passage, l’occasion de rendre un court mais vibrant hommage à Benoit, avec qui on partage pas mal de points et visions communes. D’abord, on habite tous les deux à Badaro. Bon lui depuis plus de 20 ans et moins depuis moins de 3, avec un départ prévu dans 1 mois ! Ensuite, on est tous les deux parmi les joyeux fondateurs des « Badaro Urban Farmers ». Et, surtout, sans pouvoir l’assurer ni pour lui ni pour moi, je crois pouvoir dire qu’on a plus ou moins échapper aux jobs à la con dans nos carrières professionnelles (même si j’ai eu ma dose d’excel et de powerpoint !).

Lire la suite « Permabusiness, episode 2 »

Vetements

Le t-shirt que vous portez a consommé 5m2 de sols ! Striking. Et à l’échelle mondiale, c’est 2% des sols qui sont utilisés pour la production d’habits en coton.

Pas neutre, et ça supposait bien quelques initiatives à éclairer. En France, le très bon challenge « rien de neuf » animé par zero waste met en lumière l’initiative de Loom et leur très pédagogique bande dessinée – https://www.loom.fr/pages/ce-t-shirt-est-un-scandale.

Au Liban, FabricAid (https://www.fabricaid.me), portée par le talentueux Omar, travaille sur l’optimisation de la chaine de collecte et de recyclage des vêtements usagés. La passion et l’entrepreneuriat au service de l’environnement, récompensé par un prix à la compétition mondiale GSVC. Mabrouk!

Lumiere

La plus belle reconnaissance dans le projet des Badaro Urban Farmers qui se développe de manière harmonieuse, c’est la rencontre hebdomadaire entre des producteurs sincères et des clients curieux (ou l’inverse !). Qui échangent autour d’une salade ou d’un savon sur les savoir faire traditionnels, les innovations en matière de culture… Mais on a eu hier une autre belle reconnaissance en passant sur Télé Lumière pour exposer le projet, dans un délicieux mélange franco-libanais. A visionner sur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1502745003164669&id=614387755333736

Par ailleurs, l’excellent et talentueux Xavier Mathias sort d’une semaine de tournée auprès de fermes permaculturelles libanaises, dans le cadre d’un beau projet menée par Delphine et l’ONG MADA. Ce fut riche d’échanges et d’enseignements sur les conditions de production, la préservation de la vie du sol, la recherche d’une diversité culturale.

Cette visite, ces marchés, cette émission m’ont amené à réfléchir à ce que la permaculture humaine avait apporté à cette belle aventure; J’y reviendrai bientôt !