CRESS qu’il faut pas faire pour se ressourcer

Les commerçants ont les CCI, les artisans les chambres de métier, eh bien les associations, coopératives et autres entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire ont eux aussi leur chambre, assez pertinemment nommée Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire et acronymisé du doux sigle CRESS.

La CRESS des Pays de la Loire organisait cette semaine une rencontre sur le thème de l’économie circulaire. Globalement très intéressant, et pour une fois un lieu de rencontre, la Ressourcerie des Biscottes (à découvrir sur http://ressourceriedesbiscottes.fr), qui faisait plus de sens que les sempiternelles salles froides d’hotels.

C’était vachement sympa de se retrouver en atelier au milieu des meubles en cours de réemploi et de se restaurer des cookies faits à base de pain par Solipain. Une belle expérience, à découvrir sur https://hts-france.org/les-services/solipain, qui mèle comme c’est souvent le cas insertion, handicap et économie circulaire. Une manière pas idiote de lutter contre le gaspillage alimentaire qui repose sur un dispositif fiscal qui semble supporter pas mal des modèles économiques dans ce type de projets. Un boulanger qui « donne » ses pains perdus à une association de ce type a le droit de défiscaliser le prix de revient de ces pains comme un don en nature. Ca ne semble pas marcher. Un mécanisme malin, mais fragile, à la merci du premier amendement parlementaire.

Et l’occasion de relever le grand dynamisme du monde de l’insertion par l’activité économique, qui n’hésite plus à embaucher des développeurs pour identifier des projets et débouchés commerciaux venant pallier aux réductions des soutiens publics. Une gageure tout de même, le public accueilli étant de plus en plus loin de l’emploi, les clients s’attendant de plus en plus à un service « classique » et les subventions d’équilibre réduisant comme peau de chagrin.

L’occasion aussi de pointer une tendance intéressante pour des projets ayant passé avec succès une phase de pilote sur un territoire. Que ce soit pour du ramassage de déchets à vélo, la production de micro pousse avec un public en insertion, ou des légumeries, les entrepreneurs n’hésitent plus à monnayer des visites sur site, des conseils pour l’adaptation à d’autres territoires. De la même manière que le savoir faire des maraichers permaculteurs leur rapporte plus que la simple vente de légumes, il n’est pas absurde de récompenser le risque et l’innovation apportée par ces défricheurs de l’impossible en rémunérant le transfert de projet. C’est une tendance qui gagnerait à être systématisée et formalisée.

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