Keefak Ithaque ?

Tel Ulysse s’en retournant dans son ile natale, je poursuis ma quête improbable du permabusiness, attentif aux chants des sirènes permaculturelles et poussé dans le dos par l’énergie venteuse du business canvas, sur une mer d’huile pendant encore 2 mois, avant de retrouver le plaisir d’affronter les combats glorieux et les positionnements subtils, les doutes magnifiques et les convictions profondes !

Bref, une intro bien ampoulée pour signaler que mon bref séjour à Nantes ces 2 dernières semaines a été l’occasion de me rendre compte que non, je n’étais pas seul, et que nombreux étaient les valeureux à fouiner et expérimenter pour que oui, les entrepreneurs soient au rendez vous posé par le climat et le pétrole !

J’ai quitté la France il y a dix ans avec en tête, comme mes camarades de l’époque, l’idée de l’impact. Je la retrouve, plus mature que jamais, avec en questionnement le sujet des priorités. On ne pourra pas durablement simplement « accomoder » des business models innovants avec un impact environnemental mesuré. La question du moment c’est comment décéler, comment impliquer clients, Etat, investisseurs et parties prenantes dans des modèles réellement innovants parce que tournés d’abord vers l’impact, la résilience et la démonstration.

J’ai retrouvé pêle mêle ces derniers jours l’ami Denis, fidèle au poste de la FING, qui a ces dernières années construit les référentiels innovation de BPI (pas mal !) et les a même enrichi d’une dimension environnementale qualifiée de IF4 (http://www.transitions2.net/catalogue/view/1749/le-referentiel-innovation-facteur-4-renaud-francou). J’ai découvert Walter, à la tête d’un projet complètement fou mais qui donne envie et espoir, Open Lande (https://openlande.co). 70 hectares mis à disposition d’entrepreneurs, d’artistes, d’indépendants, d’associatifs, mus par l’envie de prendre du champs (dans tous les sens du terme), de la hauteur, à 20km de Nantes, pour réfléchir à leur projet, tous mus par l’urgence de l’impact à rechercher. A surveiller de près !

Et, enfin, j’ai lu avec plaisir les quelques pages que le Monde consacre aux biens communs ce week end. Une piste qui semble fructueuse dans cette quête du permabusiness. L’idée de distinguer la propriété de l’usage, de réfléchir l’implication, le lien des communautés et des parties prenantes avec des ressources sur un terrtoire… en laissant leur place aux résidents, aux entreprises privées, à l’Etat pour construire une relation harmonieuse et durable autour de ressources éventuellement privées mais qu’il s’agit de préserver sur la durée, comme l’eau, un sol… Une réappropriation citoyenne. Well, une piste que j’ai bien conscience de défricher mais à creuser elle aussi !

 

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