Grosse légume

C’est bien connu, dans les circuits courts, dans l’alternatif, dans l’implication citoyenne, le grand problème c’est l’échelle (c’est pour ça d’ailleurs qu’on parle de courte échelle).

C’est très impactant, souvent très motivant et finalement assez simple de mobiliser quelques épargnants sur un territoire pour former un club d’épargne local, de se regrouper autour d’un village pour acheter à une dizaine de producteurs bio… c’est plus compliqué quand on veut passer à l’échelle et dupliquer le modèle au niveau national ou continental.

Plusieurs approches sont possibles. Essaimer de petites expériences locales qui fonctionnent, les coordonner au niveau d’une tête de réseau qui devient parfois (souvent ?) pléthorique et qui a pour mission de coordonner en souplesse des initiatives locales réunies par un cahier des charges, une charte. C’est ce que tente mon réseau chouchou Initiative France dans la finance de proximité ; ce qu’essaye aussi Invitation à la Ferme.

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L’assoc mayennaise

Bon, c’est sur ce titre est très facile et j’aurais pu m’en passer. Mais je voulais prouver que, que ce soit en Inde, au Liban ou en France, quelque chose demeure : mon gout pour les mauvais jeux de mots.

On a eu plusieurs messages et appels qui nous laissent à penser que plusieurs d’entre vous sont un peu paumés sur nos mutations en cours ! Alors, pour résumer, après 10 ans passés à l’étranger, Tamara, mon épouse, a réussi avec succès un concours de proviseur, qui nous amène cette rentrée à une nouvelle forme d’expatriation… en Mayenne. Depuis quelques jours, nous sommes établis à Chateau Gontier, une très charmante petite ville entre Angers et Laval.

On ne savait pas très bien sur quoi on allait tomber, mais nos premières impressions sont plutôt réjouissantes.

Petit résumé de mes premières impressions suite à quelques rencontres et visites dans le vaste champs du circuit court, de la permaculture et de la production bio en Mayenne :

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Invitation à la ferme

Très belle rencontre cette semaine avec Jean Michel Peard, gérant de la ferme Peard et fondateur du réseau Invitation à la Ferme.

Jean Michel a la grande chance d’avoir grandi dans une ferme laitière, avant de s’impliquer dans l’industrie agro alimentaire dans tout ce qu’elle a de plus massif et efficace. Il a ensuite eu le talent de choisir de reprendre une ferme en Loire Atlantique, à Saint Omer de Blains et de chercher à combiner le meilleur des deux mondes.

D’un côté, des petites fermes laitières, où les vaches se comptent en dizaine plutôt qu’en centaine, respectant un cahier des charges exigeant, en particulier une alimentation à base d’herbe, des vaches au pré et une traite à la main. Le réseau impose une transformation systématiquement à la ferme, sans lait homogéneisé, avec des ingrédients choisis par le réseau.

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Chilowe

Une initiative que je viens de découvrir, très proche de nos ambitions du moment : vivre la micro aventure à quelques kilomètres de là où on habite, sans avoir besoin de parcourir des milliers de kilomètres ! https://www.facebook.com/chilowe.explorers/

Ils sont en train de lever des fonds sur kisskissbankbank pour leur guide parisien. A découvrir !

Keefak Ithaque ?

Tel Ulysse s’en retournant dans son ile natale, je poursuis ma quête improbable du permabusiness, attentif aux chants des sirènes permaculturelles et poussé dans le dos par l’énergie venteuse du business canvas, sur une mer d’huile pendant encore 2 mois, avant de retrouver le plaisir d’affronter les combats glorieux et les positionnements subtils, les doutes magnifiques et les convictions profondes !

Bref, une intro bien ampoulée pour signaler que mon bref séjour à Nantes ces 2 dernières semaines a été l’occasion de me rendre compte que non, je n’étais pas seul, et que nombreux étaient les valeureux à fouiner et expérimenter pour que oui, les entrepreneurs soient au rendez vous posé par le climat et le pétrole !

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Micro ferme, macro modèle

Je fais du bien à la terre, j’ai 3 mois de vacances, je génère 150 000$ de chiffre d’affaires et 45% de marge nette et j’ai l’accent canadien. Qui suis-je ? Un prof de l’Université de Montreal ? Non. Un consultant en permaculture qui profiterait de l’engouement du moment pour enrichir son stock de grelinette ? Non plus. Cyril Rollinde ? Ah non, malheureusement, j’ai dépassé la date limite pour devenir fermier. Je dois me contenter de quelques cultures sur balcon et d’une valorisation des fermes sur des marchés urbains !

Non, je suis Jean Martin Fortier, un fermier maraicher. Mais pas n’importe quel fermier. Un fermier qui sur 8 000m2 organisés en 35 planches permantes reprend des méthodes du temps jadis et développe de l’outillage low tech pour produire de manière « bio intensive » (c’est lui qui le dit) autant de légumes sur sa ferme que sur une ferme conventionnelle de 5ha. Cela lui permet de vendre 140 paniers à l’hectare là où une ferme traditionnelle en produit 80.

Du coup, avec ce rendement quintuplé, il prend 3 mois de vacances, embauche 4 personnes, travaille 9 heures par jour et arrive à prendre le temps de faire le tour du monde pour former mes compères !

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Permabusiness, episode 2

Ce post est le 2e volet d’un tryptique sur le permabusiness, ou l’effort que j’essaye de faire pour concilier ma passion de la start up, de l’accélération, de la « geste entrepreneuriale » d’un côté et de ma prise de conscience, plus récente, de l’urgence et de l’enjeu à intégrer les principes et les dynamiques permaculturelles d’une autre. Je sens bien confusément que l’un et l’autre ont vocation, sinon à s’allier du moins à dialoguer mais c’est plus facile à dire qu’à écrire clairement !

 

Je vais traiter aujourd’hui de la question de l’identité professionnelle, un thème au centre du Certificat de Conception en Permaculture animé par Gildas et Claire en septembre dernier et sujet d’un bouquin que l’ami Benoit m’a fait lire récemment.

Au passage, l’occasion de rendre un court mais vibrant hommage à Benoit, avec qui on partage pas mal de points et visions communes. D’abord, on habite tous les deux à Badaro. Bon lui depuis plus de 20 ans et moins depuis moins de 3, avec un départ prévu dans 1 mois ! Ensuite, on est tous les deux parmi les joyeux fondateurs des « Badaro Urban Farmers ». Et, surtout, sans pouvoir l’assurer ni pour lui ni pour moi, je crois pouvoir dire qu’on a plus ou moins échapper aux jobs à la con dans nos carrières professionnelles (même si j’ai eu ma dose d’excel et de powerpoint !).

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